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REPORTERRE : 2ème article sur la méthanisation

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Suite de l’étude  sur la méthanisation (voir précédent article). Il est titré : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux.

D’après ce journal indépendant, si elle permet d’assurer aux agriculteurs en région d’élevage des revenus importants, la méthanisation est une vraie menace de pollution des sols. En effet, nous savons que la méthanisation et issu de la décomposition des déchets par des bactéries (lire nos articles précédents).  Cela inclut les bactéries, mais aussi les spores et les résidus médicamenteux administrés aux élevages. C’est ce qu’a démontré l’ADEME dans une étude de 2016 (DYNAMIQUE DES PATHOGENES LORS DU STOCKAGE DES PRODUITS RESIDUAIRES ORGANIQUES – PROBIOTIC) et  de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA).  Des pathogènes qui ne sont pas suffisamment réduits par la méthanisation. Or, lorsque le digestat bourré de pathogène est épandu, il est consommé par le sol puis s’infiltre vers les  nappes phréatiques ».

Un autre sujet abordé par REPORTERRE est l’émission des gaz à effet de serre. La méthanisation est réputée vertueuse pour sa faible émission de gaz à effet de serre. Il semblerait que ce soit faux.  Lorsque les bâches qui couvrent les digesteurs se détériorent, il y a fuite de méthane qui a un potentiel de réchauffement 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). Une étude de l’IRSTEA (IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA MÉTHANISATION : LES FUITES DE MÉTHANE TRAQUÉESest en cours pour évaluer  ces fuites. Jusqu’à présent cette évaluation ne s’est jamais faite en France., et la faiblesse des données rend difficile cette étude.

Troisième point évoqué :  le protoxyde d’azote.  Le digestat est très volatile (c’est une poudre très fine), l’ammoniaque se disperse très facilement dans l’air. Alors il s’oxyde et va développer du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2.  À cela s’ajoute, l’apparition de l’oxyde d’azote, un polluant pris en compte dans les mesures actuelles de la pollution de l’air.

Nous attendons le prochain numéro de REPORTERRE pour la suite de cette étude.

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